Dassault et Airbus enterrent le plus grand programme militaire européenne
29d 14h ago by sh.itjust.works/u/NanoooK in france@jlai.lu from www.lequotidiendesentreprises.fr
Brevets non partagés, marchés disputés, gouvernance impossible : Dassault et Airbus ont coulé le plus grand programme militaire européen après neuf ans de guerre industrielle. Le 22 avril 2026, Eric Trappier a annoncé la fin des négociations entre Dassault Aviation et Airbus Defence & Space sur le New Generation Fighter (NGF), pilier central du programme […]
Ah tiens j'en parlais il y a quelques jours sur Zulip.
Ca me fait un peu rire. On refait le programme Rafale bis où finalement Dassault et ses partenaires se fâchent, Dassault dit "m'en fout je vais faire mon propre avion avec un porte baguette intégré et vous allez tous pleurer !" et Airbus dit "balek frère, voici mon Eurofighter version 2030".
On savait tous que ça allait finir comme ça alors pourquoi essayer ? La France et le reste de l'Europe n'ont pas du tout les mêmes besoins pour un avion de chasse, autant ne pas brasser de l'air pendant 15 ans et faire plein de réunions pour arriver à l'exacte même constat que pour le projet Rafale: "Je vais faire tout seul"
On peut, et doit collaborer sur plein de sujet dans l'armement, mais les avions de chasse faut laisser tomber.
L'écart fonctionnel entre un Rafale et un Eurofighter n'est pas délirant non plus. D'autres projets européens notamment le Neuron est planté également. Le NH-90 a vu le jour mais est un échec essentiellement pour des raisons organisationnelles et de responsabilité.
+1. Les incompatibilité techniques c'est juste l'excuse.
J'aurais plutôt dit les Allemands ont coulé le programme, plutôt que Airbus ou Dassault.
C'est surtout le comportement de Dassault qui a foutu la merde. C'est exactement la même que pour le rafale: incapacité a gérer un projet a plusieurs partenaires, refus du consensus, comportement de rétention d'informations... A l'époque du rafale c'est le souhait d'utiliser du Snecma qui a été le hic majeur, sur celui-ci ce sont les brevets liés au Rafale, mais dans les deux cas le moteur de fond a été la volonté de Dassault de faire le cheffaillon sans savoir trouver un consensus.